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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

Une affaire de classe !

Auteur :

PHIL Lesueur

Categories : Nouvelles
Date de parution : 03/10/2019

(28 avis)
Une affaire de classe !

1973 - Banlieue parisienne, dans une école primaire, un soir vers 18h30 heures,.

La cour de récréation n’est plus qu’un désert de bitume au milieu duquel trône un énorme marronnier. Avec la tombée de la nuit, l’ombre de ce dernier  projette sur le sol une énorme boule dont la noirceur contraste avec la couleur jaunâtre distribuée par les lampadaires jalonnant tout le complexe scolaire. Le préau abrite une rangée de dix  lavabos carrés et une douzaine de latrines aux portes béantes. Tous les bâtiments sont plongés dans le silence et pas une salle de classe ne renvoie de la lumière. Seul, le bureau de Monsieur Bernot, directeur de l’établissement est encore occupé. Du fond de la cour, on distingue parfaitement le directeur, la silhouette d’une femme et celle d’un enfant. A l’intérieur, la discussion s’enflamme.

- Après plus de 30 ans de métier, je peux vous assurer, madame, qu’à aucun moment de ma carrière, je n’ai été témoin de pareil incident. Quel affront ! Non, vraiment ! Aussi loin que je puisse me rappeler, aucun de mes élèves ne s’est jamais conduit ou distingué comme votre fils a su le faire aujourd’hui. D’ailleurs, je me demande bien d’où lui vient cette violence. Un tel comportement antisocial à son âge, vous serez d’accord avec moi, c’est très inquiétant….

Il met le paquet ce salaud là pour impressionner Maman. Pour l’instant, je ne peux rien dire mais ça va changer.

  …Et puis, manquer à ce point de politesse en vers son professeur et en vers son directeur, ça aussi, c’est assez extraordinaire. Je vous le dit Madame, c’est une honte et je compte sur vous pour le sermonner sérieusement. J’avoue même qu’une punition de votre part serait justifiée et nous rassurerait tous.

- Il ne m’a pas fait assez de mal comme-ça la vielle vache, faut encore qu’il réclame un châtiment. Je sais ce qu’il veut. Il veut que je prenne une bonne correction. Il aime ça. C’est son truc de faire mal. A vous je peux le dire. Il ne s’est pas gêné tout à l’heure. Mais, je vais le laisser continuer sans rien dire. Je laisse le soin à Maman de découvrir son jeu. Après, on verra ce qu’on verra.

- Enfin, Monsieur ! Si vous commenciez par me dire plus précisément ce qu’il s’est passé. Qu’a-t-il fait au juste si ce n’est de refuser de chanter ?

- Je ne vous parle pas là de son refus d’obéir ou de chanter, Madame, qui n’est rien par rapport au reste. Votre fils à tout simplement commencé par tabasser son professeur…

- Tabasser, il dit vraiment n’importe quoi.

…Et puis, cette façon qu’il a de vous regarder, de vous fixer droit comme un pic avant de vous menacer. C’est simple, j’étais glacé de l’intérieur. Un moment, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit, juste en regardant ses yeux, j’ai même pensé à ma mort.

- Ça, c’est vrai ! Je ne voulais plus qu’il me touche et je lui ai fait comprendre. Je pense qu’il a été surpris. Il n’est pas du tout habitué à la rébellion. Tous les élèves ont peur de lui. Il le sait. Enfin, il le croyait. Maintenant, il sait aussi qu’il y en a au moins un qui ne se laisse pas faire. Mais, je le trouve quand même plutôt gonflé.  Avec tout ce que j’ai ramassé avant de riposter, c’est encore lui qui  se pose en victime. Oui, en plus d’être sadique, il est faux-jeton et faux-cul.

- Vous n’êtes pas sérieux. Charles n’a que 10 ans.

- Oui, et bien c’est peut-être une chance pour son professeur et pour moi-même. Plus grand, il nous aurait sûrement rossé.

Là, il a certainement raison. Si je faisais quelques centimètres et quelques kilos de plus, j’aurais fait beaucoup mieux que de me protéger et de les garder à distance, je les aurais cogné, lui et monsieur le pince-oreille.  J’aurais rendu, coup pour coup. En fait, je crois qu’il a vraiment eu peur que je lui troue sa vieille carcasse avec le grand compas en bois. Un truc long comme ça peut vous transpercer complètement. Il le sait ce salaud là. C’est pour ça qu’il s’est calmé. Ce n’est pas par gentillesse. Il a eu peur de recevoir un mauvais coup. C’est toujours plus facile de distribuer les coups que de les recevoir. Oui, il a raison,  je n’aurais pas hésité une seconde à lui trouer la peau, juste pour qu’il comprenne que je ne suis pas de ceux qui se laissent faire. Je ne suis pas de ceux qui se soumettent à la loi du plus fort. C’est pour le reste que je ne suis pas d’accord avec lui. Il ment. Mais, je la connais Maman. Elle ne va pas le croire comme ça. Il va devoir s’expliquer davantage, argumenter, moi-aussi, d’ailleurs.

- Vous taper dessus !

- Oui Madame ! Vous m’avez bien entendu ! Me faire la même chose qu’à son professeur.

- Charles est incapable de faire du mal à qui que ce soit ou alors…

- Maman me regarde à présent. Je crois qu’elle vient de comprendre la situation. Lui ne le sait pas encore mais moi, je le sens. Maman se doute déjà de quelque chose.  Il y a plein de petits copains qui seraient morts de trouille à ma place. C’est leur père qui serait là, planté devant « Touffe grise ». C’est l’un des surnoms du dirlo. C’est à cause de sa touffe de cheveux blancs, plantée au bon milieu de son crâne. J’en connais un paquet qui aurait déjà ramassé un bon aller-retour et juste en guise de préambule parce qu’une fois arrivés chez eux, leur père ne leur aurait pas donné la moindre chance de s’expliquer. Ils auraient vraisemblablement écopé d’une bonne ratatouille. La trempe à la ceinture est une grande spécialité du quartier. Pour bon nombre de mes copains de classe, la  raclée reste l’outil  pédagogique de base de leurs parents. Et vous savez quoi ? Il le sait le vieux con. Mais ça ne va pas être aussi facile que d’habitude. Moi, mon père, c’est personne. Enfin, c’est certainement quelqu’un mais ailleurs que dans notre vie. Et, c’est tant mieux parce qu’il nous a fait beaucoup de mal à tous. S’il m’arrive quelques fois d’être jaloux des copains, là, tout de suite, je suis content que mon père soit un salaud parce que je n’aurais pas de raclée. Avec Maman, je sais que je vais avoir ma chance. Je vais pouvoir dire tout ce qui s’est passé. Je vais pouvoir enfin dire la vérité et si elle me croit, alors elle prendra ma défense et si ce vieux con n’est pas d’accord, elle va lui dire ce qu’elle pense. Vous allez voire ce que vous allez voire ! Quand maman va apprendre ce qu’ils m’ont fait, ça va chier.

- Charles ! Dis-moi ce qui s’est passé ? Allez !

Maman me tient maintenant par le haut du bras. Cette pression, je la connais. J’ai intérêt à dire la vérité. Pour le moment, c’est tout ce qu’elle attend de moi et je sais que, c’est sans arrière pensée. Et moi, c’est ce que je compte lui donner, ni plus ni moins. C’est comme ça entre nous. Tout est affaire de confiance et pour rien au Monde, je ne voudrais perdre cette chance. Je ne ferais jamais rien qui puisse rompre ce pacte. L’injustice me dégoûte, surtout quand elle vient des plus grands sur les plus petits ou des plus forts sur les plus faibles. Quand j’en suis la victime comme aujourd’hui, cela me rend fou.

- Mais Madame, il n’y a rien à ajouter. Je vous ai déjà dit ce qui s’était passé. Votre fils est insolent, violent et malpoli.

- Je vous ai écouté Monsieur et maintenant, tout ce que je veux, c’est entendre la version de Charles.

- Vous n’allez toute de même pas mettre ma parole en doute contre la…

- Votre parole ! Je vous ai entendu Monsieur et je vous remercie. Maintenant je veux entendre mon fils. Je veux entendre sa version des faits. Je veux entendre de sa bouche ce qu’il s’est passé. Après, et seulement après, je saurais vous dire quoi penser.

- C’est un monde !

Il peut tortiller son nez le vieux chnoque. Maman va m’écouter autant que lui et je vais tout balancer. Il va en couler une bielle peau de bois. Peau de bois, c’est son deuxième surnom. On l’appel comme-ça parce que les rides de ses mains et de son visage sont tellement prononcés qu’elles rappellent l’écorce du tronc du grand marronnier de la cours de récréation.

- Allez Charles ! Vas-y, je t’écoute. Qu’est-ce qui s’est passé ?

- Même si je ne voulais pas chanter maman, je l’aurais fait. Je n’aime pas chanter devant tout le monde. Je n’aime pas ça. Alors, j’ai hésité et là, le professeur m’a secoué la tête en me tirant par les cheveux. Toute la classe se moquait de moi. Je me suis débattu pour me dégager et, sans le faire exprès, j’ai donné un coup de pied à Monsieur Potwieski. Là, il s’est énervé encore plus et a commencé à me gifler. Je me suis protégé comme j’ai pu mais ça ne suffisait pas. Il ne s’arrêtait plus. Alors, je l’ai poussé. Il était au bord de l’estrade. Il a perdu l’équilibre et il est tombé. Toute la classe s’est arrêtée de rire. Parterre, Monsieur Potwieski a regardé la classe. Il s’est tourné vers moi et, en se relevant, m’a dit : «  Toi, mon petit salaud, ça va être ta fête ». Il est allé vers le tableau et il a pris la grande règle en bois. J’ai eu peur qu’il me frappe à nouveau Maman. Je ne veux pas que quelqu’un me frappe. Je ne veux plus être frappé par qui que ce soit. Je me suis sauvé de la classe et j’ai couru dans le couloir. C’est lui qui m’a arrêté, juste avant que Monsieur Potwieski me rattrape. Il me tenait par le bras pendant qu’il discutait tous les deux et ensuite. Ensuite… ensuite, lui, il m’a pris par l’oreille et il m’a tiré jusqu’à son bureau. Il m’a…il m’a giflé maman…Il m’a giflé plusieurs fois...

Ca y est ! Je pleure. Des gros sanglots m’empêchent maintenant de parler normalement. Seul devant eux, je n’aurais jamais pleuré, même si ces deux salauds m’ont bien fait mal. Je suis petit mais je suis quelqu’un de fier. Devant Maman, je peux pleurer, ce n’est pas pareil.

…Et là…, et là…

C’est fini Charles. C’est fini. J’en ai assez entendu. Calme-toi maintenant.

Maman a sorti son mouchoir de la poche de sa gabardine. Elle se penche sur moi et m’essuie le visage. A vous, je peux le dire. J’ai honte. Je n’ai pas honte de ce que j’ai fait mais j’ai honte d’avoir obligée maman à venir jusqu’à l’école. Elle est certainement très fatiguée par sa journée de travail et avec tout le travail qui l’attend à la maison, elle ne doit pas être très contente. Mais, c’est plus fort que moi. Je ne voulais pas plier et je n’ai pas plié. Il voulait que je m’excuse mais je ne l’ai pas fait. Maintenant, ça me fais chier d’avoir pleuré devant le vieux crabe aux pinces d’or. J’ai honte et je me sens faible. Je n’aime pas ce sentiment. Maman s’attarde un instant sur mes oreilles. Il est réputé pour ça le dirlo. Il vous prend les oreilles et avec ses ongles, il vous les pince et ne vous les lâche plus.  Je crois que Maman vient de voire mon sang. Elle  va se mettre en rogne. C’est sur !

- Attendez ! Il n’a pas terminé. Il ne vous a pas tout dit. Il ne vous a….

- C’est assez Monsieur. La suite, je la connais. Charles vous a tenu tête et s’est dressé devant vous sans rien dire. Il fait ça chaque fois qu’il n’est pas d’accord avec une remontrance ou une punition qui lui semble injustifiée.

- Ce n’est quand même pas un gamin qui va me dire si oui ou non, il mérite une punition et puis….

Il me regarde maintenant. Qu’est-ce qui va dire encore ?

...Et le compas, tu te gardes bien d’en parler, hein ! Tu te…

- Arrêtez-vous maintenant. Je crois que....

Commentaires

Théri Stéphane
J'adore !
Unedeplus Sonia
La liseuse
04/10/2019
C'est très bien écrit. il est vrai que le châtiment corporel à l'école était monnaie courante dans le passé. Les coups de règles, les fessées et autres punitions ou humiliation dénuées de toute pédagogie offraient un florilèges de maltraitance accepté par le plus grand nombre, parents y compris. J'aimerais beaucoup lire la fin.
Nelson Elodie
Elodie N
05/10/2019
Une nouvelle prenante. Le petit Charles se fait le porte parole de plusieurs générations auxquelles on a distribué humiliations et violences physiques dans une acceptation générale. L'école a changé et semble se diriger vers l'autre extrémité, une trop grande tolérance aux incivilités et au manque de politesse et de respect en vers les adultes et les autres. A chaque époque, ses déviances. Pour en revenir à cette nouvelle, le petit Charles donne l'image d'un petit garçon déjà fortement déterminé à se faire respecter. C'est important.
Deniseau Michel
Michel
09/10/2019
Les coups de règles sur les doigts. Mon grand frère à connu. Moi, je suis passé à travers. Sympa ce gamin et pas débile. J'attends la fin de cette histoire.
Ngijol Félicité
FKN
23/10/2019
J'ai beaucoup apprécié le monologue intérieur qui répond au dialogue extérieur. Il y a de la vipère au poing dans cette nouvelle!
Frémont Nina
Nina
03/11/2019
Je n'ai pas connu la violence et les punitions dispensées par les profs, les parents oui. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui sont de plus en plus violents. Ce petit Charles est plein de courage et a confiance en sa mère, c'est important ! Leur connivence me plait beaucoup. J'aimerais lire la suite.
Lavanant Brieuc
Il est attachant ce petit bonhomme. Le directeur a l'air un peu con et surtout condescendant. Je n'ai pas connu les sévices à l'école mais mes vieux, oui. Je ne sais pas comment tout ça va se terminer mais le gamin a raison de ne pas se laisser faire et sa mère semble décidée à dégager les responsabilités de chacun. J'aime bien !
Pelloux Vincent
Voila un début bien intriguant, on est impatient de lire la suite. La description de l'école me rappelle la mienne, c'est incroyable qu'en aussi peu de mots vous arriviez à planter le décor aussi précisément. L'état d'esprit du directeur me rappelle un peu celui du mien mais il était un peu plus bienveillant. J'ai tout de même assisté à une fessée déculottée d'un de mes camarades ayant signé à la place de sa mère. Celle-ci avait donné son accord par téléphone. C'était une autre époque, elle n'avait pas que des avantages. j'aime bien l'idée d'une confrontation à 3 personnages mais il me semble que la mère devrait avoir des réponses moins littéraires, peut-être un peu plus glaciales et méchantes (c'est une mère dont on attaque l'enfant) mais peut-être avez-vous prévu cela pour la suite. Intéressant en tous les cas.
Maréchal Rémy
Rémy M
17/11/2019
Voilà un bien beau début de nouvelle. Tout y est pour donner l'envie de lire la suite et connaitre bien évidemment la fin. Le décor et l'ambiance sont bien plantés. J'aime beaucoup.....
Belmont Antoine
Antoine
17/11/2019
A la lecture de ces lignes, on devine très aisément que les adultes ont fait les cons, très facilement conditionnés par cette époque durant laquelle, les instituteurs et institutrices avaient la main leste. C'est une amorce réellement bien écrite. J'invite Monsieur Phil Les à nous faire découvrir la suite.
Robsart Amy
Amy
22/11/2019
J'adore ça ! Un extrait qui vous plonge immédiatement dans un climat dérangeant, c'est très bien fait Ce petit garçon est, malgré les circonstances, très pragmatique et donne le sentiment de bien connaitre son monde. Il a, je le ressens, une confiance aveugle dans le jugement de sa mère et nous gratifie de tout le bon sens qu'il accorde à celui-ci. Cette école de la punition physique, de la vexation a existé. Le châtiment corporel à longtemps figuré au tableau noir de l'école sans y faire figurer le moindre soupçon de pédagogie. Je suis intriguée et curieuse de connaître la fin....
rabiller delphine
Delphine 83
22/01/2020
j ai adoré lire cet extrait, dès les premières lignes on est happé par l'histoire.les dialogues sont efficaces et le sujet sur l 'injustice est de rigueur. bravo on a envie de continuer à lire pour savoir ce que ce jeune garçon a fait avec le compas et surtout ou va mener cette histoire car on a aussi des questions qui interpellent à propos du père de cet enfant....qu'est ce que cette famille a pu bien vivre ???? je vais suivre les avancées de cette histoire.
BARTLOMORY DANIEL
danfanki
28/02/2020
J' adore ..... ça me rappelle certains "événements" de ma vie ....
Alina Marchand
Bahia
02/03/2020
Ce petit garçon me plait beaucoup, le rapport complice qu'il semble avoir avec sa mère m'interpelle. La scène est bien menée, on a l'impression d'être à coté d'eux, dans cette salle. La bêtise et l'entêtement du directeur d'école parait tellement crédible. Pourquoi l'école met tant de distance entre les enfants et les adultes ? Je veux vraiment connaitre la fin de cette nouvelle. Elle me touche.
clement Delahay
La Pléiade
04/03/2020
Pas mal du tout ! Un texte accrocheur et une ambiance joliment posée par des mots choisis. Le peut Charles me plait. Sans connaitre la fin, je botterai bien les fesses à cet instituteur. Ce qui me plait dans cette nouvelle, c'est qu'elle parle de l'école d'hier et de ses châtiments corporels. Aujourd'hui, la violence a changé de camp et personne n'a trouvé la bonne attitude.
Mayard Melanie
Melanie M
04/03/2020
Que dire de ce texte si ce n'est sa faculté à vous faire ressentir le poids de la bêtise d'un adulte sur un enfant. Le petit Charles a du caractère mais il a, malgré lui, la fébrilité de son âge. Son besoin de justice et de vérité est criant. Sa maman le connait et elle a flairé le dérapage comportementale du professeur et du directeur. Cette discipline de fer et cette facilité à giffler sont d'un autre temps. Racontée par le très jeune Charles, cette scène ponctuée par les larmes du gamin est criante de vérité. Je pense que la maman va se mettre en colère et recadrer son monde.
Parent Alain
Harley
05/03/2020
Excellent ! L'atmosphère est posée dès la première phrase. Ce petit bonhomme transpire de sincérité et de courage. Pourtant, on ressent assez vite toute son émotion. Le directeur est à l'image de son professeur, dans le dogme " C'est moi le patron et on ne discute pas". L'autorité, lorsqu'elle génère de la violence, n'est pas autre chose que de la dictature. La vérité portée par le gamin reste bien plus vive que l'aplomb académique de façade du directeur. J'espère que la maman va se mettre en colère
Dubois Clément
Un été 42
11/03/2020
J'ai connu cette école la, avec ses coups de règles sur les doigts, les oreilles pincées, les coups de pieds dans le cul, les minutes passées à genoux sur une règle en bois. Nous sommes très loin de ça aujourd'hui. Il semble même que la violence est changé de camp. Les faits sont très bien énoncés et ce petit garçon ne manque pas de jugeote. Je pense que la maman de ce petit Charles va se mettre en colère après ce directeur coincé, stupide et adepte du châtiment corporel. Bravo à Phil Les.
Mandrieu Laure
Mignonne
08/04/2020
J'aime beaucoup cette nouvelle. Ce petit garçon est bourré d'émotions et plein de bon sens. Il nous emmène assez facilement dans ses tracas et sa soif de justice. Les propos sont eux aussi bien amenés.
Thaïs Lenormand
Thaïs L
21/04/2020
Il est trop Cool ce petit garçon. Par contre, son prof et le directeur de son école sont plutôt nazes. Je crois que sa mère est gavée et qu'elle va se lâcher.
Maresco Francis
Francis N
24/04/2020
Texte très sympa, bien écrit. Sujet brulant que celui de l'école de nos parents, des punitions corporelles et de cette distance voulue entre l'institution scolaire, les enfants et leurs parents. Je pense que la maman de ce petit Charles va remettre les pendules à l'heure.
Langlois Sophie
Sophie L2
26/04/2020
Ce texte est prenant et touchant. Le petit Charles possède un regard juste et ce sont les adultes, ceux qui, normalement, sont là pour le faire grandir, pour lui apprendre l'essentiel qui sont en pleine déroute, démasqués par le châtiment corporel et la volonté d'imposer la loi du plus fort. C'est bien conté. J'ai vraiment envie de connaitre la suite. J'espère que la maman va être à la hauteur de la confiance que lui accorde son fils.
Préjean Maurice
Le bookmark
26/04/2020
Sympa ce petit garçon et malgré son jeune âge, déjà fort de caractère. Il a raison devant ce couillon de directeur qui ne sert qu'un propos dénué et basé sur l'obéissance aveugle. La maman du petit va réagir dans ce sens, enfin, je le crois. Bien écrit, surtout le début qui pose très bien le malaise ambiant.
Marechal Charlotte
Charlotte
26/04/2020
Cette nouvelle évoque une école par laquelle je suis passée. J'étais une enfant très timide et sage et je n'ai par conséquent pas reçu de châtiment corporel. Par contre, j'ai souvent assisté à des séances de punitions infligées aux garçons plus turbulents. Le petit Charles de cette histoire ne donne pas l'impression d'être un mauvais bougre. Je le crois sincère et sa maman aussi. Ce texte est touchant. On a envie de prendre ce petit garçon dans les bras et lui sécher ses larmes. J'aimerais beaucoup pouvoir lire la suite.
Habert Alice
Alice
27/04/2020
J'aime bien le début et le ton de cette nouvelle. Nous sommes tout de suite transportés dans cette salle de classe et devant le drame qui se déroule. Le petit garçon, le petit Charles qui se parle à lui-même mais aussi à nous, lecteurs, nous explique assez bien son ressenti et l'injustice devant laquelle il se trouve. Ce que j'aime, c'est la confiance qu'il voue à sa maman. Bien sur, on veut connaitre la suite. La description des lieux est réussie. Celle des évènements est sans équivoque.
Mallard Noëlle
Bigoudaine
28/04/2020
Très beau texte! Ce que j'aime c'est le ressenti de la relation entre Charles et sa maman. Je trouve toujours très injuste cette autorité abusive d'adultes (souvent frustrés) sur des enfants. Et le jusqu'au-boutisme de Charles, impressionnant!
Caillon Marie-Pierre
Marie-Pierre
13/05/2020
Après avoir posé le décor et l'ambiance sombre de cette école déserte, l'auteur nous amène à partager les pensées du jeune Charles en opposition avec ce directeur antipathique et suffisant qui s'affirme avec véhémence. Le désarroi du petit Charles est compensé par la confiance qu'il semble avoir dans le jugement de sa maman. On a juste envie de connaitre la fin de ce petit drame qui vient écorner l'exemplarité que devrait porter haut ce directeur d'école. Une affaire d'injustice !
Delmare Fanny
Fanny
19/05/2020
Le petit Charles est stupéfiant d'aplomb et d'émotion. Je suis curieuse de connaitre la fin de cette nouvelle très bien écrite. J'ai apprécié les descriptions des premières lignes. Elles nous plongent dans une ambiance lourde avant même que l'on y soit confrontée.
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