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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

Delta Song

Auteur :

Brunet Pascal

Categories : Thrillers
Date de parution : 28/02/2020

(29 avis)
Delta Song

20 novembre 1963. J-2

Après avoir poussé la lourde porte de l’issue de secours, elle s’échoua dans la ruelle en se fracassant l’épaule contre une benne métallique. La douleur irradiante lui arracha un cri rauque.

Elle se releva rapidement. Trop rapidement peut-être. Les effets de la drogue n’étaient pas encore à leur apogée, mais il lui fallait fuir coûte que coûte. 

Rester, c’était mourir.

 

Elle balança ses talons aiguilles et commença à courir en ignorant les flaques d’eau. Ses bas seraient foutus, c’était sûr ! Des bas de soie à cinq dollars !

Il fallait au moins arriver jusqu’au bout de la ruelle. Là-bas, sur l’avenue, il y aurait des lampadaires, on ne tue pas quelqu’un dans la rue en pleine lumière !

 

La ruelle tanguait toujours autant et cette douleur à l’épaule se faisait plus aigue à chaque foulée. Et si elle était finalement cassée ? 

L’avenue se rapprochait enfin ! Il n’oserait pas la pourchasser au milieu du flux des voitures ! Elle tourna le coin de la rue et souffla un peu. Les phares, les enseignes lumineuses et les feux tricolores dansaient vicieusement comme pour la ralentir, dans une ronde moqueuse.

 

— Reviens tout de suite !

 

La voix de Stamper la figea d’horreur. Il ne lâcherait pas, il fallait déguerpir au plus vite. Elle bifurqua sur la droite et reprit sa course laborieuse. Les véhicules auxquels elle faisait signe ne s’arrêtaient pas.

Il suffisait juste de l’emmener à quelques pâtés de maisons d’ici, ensuite elle se débrouillerait. On prenait bien garde de l’éviter pour ne pas la percuter. Pourquoi ne la prenait-on pas ?

À quoi pouvait-elle bien ressembler ?

Une fille qui titubait au milieu de la rue, des cheveux ébouriffés, du rimel dégoulinant barrant ses joues et un nez qui pisse le sang ?

Non. Personne ne s’arrêterait.

 

— Reviens ! réitéra Stamper dont la voix se rapprochait encore.

 

Elle quitta le van derrière lequel elle s’était cachée quelques secondes, histoire de reprendre son souffle et remarqua une devanture éclairée sur le trottoir d’en face.

Peut-être la chance qu’il y ait encore des clients ? Elle alla puiser ses dernières forces pour traverser la rue et se jeta sur la poignée de la porte.

 

Des rangées de machines à laver monumentales et de sèche-linge ondulaient sous ses yeux. Ce n’était qu’une laverie, mais c’était peut-être suffisant ! De plus, une femme noire, plongée dans un livre, attendait tranquillement la fin du cycle de sa machine. Il ne se risquerait pas à la tuer ici, à moins de supprimer cette femme également !

Non, il n’oserait pas.

 

La femme écarquilla les yeux en la voyant tanguer jusqu’à une machine disponible, en ouvrir le hublot et se contorsionner pour y rentrer. 

Son épaule la fit hurler comme si une salve de coups de couteau lui transperçait l’omoplate. Elle devait se calmer et retrouver une respiration normale pour ne pas attirer l’attention. Pour l’instant, elle haletait bruyamment telle une marathonienne sur la ligne d’arrivée. Sa bouche était sèche et le sang de son nez perlait en goutte-à-goutte sur les parois du tambour.

Calme-toi mon cœur, bats moins fort ! suppliait-elle intérieurement.

Elle écoutait le moindre bruit extérieur, priant le ciel d’avoir semé Stamper.

 

Stamper s’immobilisa au milieu de l’avenue, forçant plusieurs véhicules à piler et s’amusa de les voir s’arrêter à quelques centimètres de ses jambes.

 

— Je vais t’avoir enfoirée ! brailla-t-il en plaçant ses mains en porte voix. Elle ne peut pas être loin ! ajouta-t-il à l’intention de Rocco, l’un de ses gardes du corps qui avait suivi.

 

Un automobiliste impatient eut la maladresse de klaxonner ce qui énerva Stamper davantage. Il écarta un pan de son manteau de fourrure et sortit son 44 magnum qu’ il pointa vers l’imprudent.

 

— T’as un problème connard ?

— Viens Stamp ! Laisse tomber ! supplia Rocco.

 

Il resta comme figé, le doigt sur la détente, l’œil droit écarquillé, rivé sur le viseur.

 

— Allez viens Stamp, s’te plaît, c’est pas grave !

 

Il sembla revenir à lui comme s’il avait eu une absence et rangea son revolver dans le dos d’un geste ample.

 

— Où est passée cette petite pute ? siffla-t-il entre ses dents.

 

Il tourna, se retourna sur le trottoir, humant l’air, cherchant son odeur et poussa un grand soupir.

 

— Il va me falloir un remontant mon Rocco, sinon on ne va pas y arriver !

 

Le garde du corps savait de quoi parlait son boss. Stamper chercha une petite boîte dans sa poche, il allait se faire ce qu’il appelait un « fastflash ». Il s’agissait d’humecter son index, de le plonger dans de la drogue  et de s’en frictionner les gencives.

Stamper sortit son doigt de sa bouche et laissa échapper un râle de soulagement alors que ses yeux se révulsaient. Il remit la boîte dans sa poche et secoua la tête vigoureusement pour reprendre ses esprits.

Il plissa les yeux et prit une grande inspiration.

 

— Par là ! fit-il d’un coup de menton sur la droite.

 

La position de son corps dans le tambour la faisait souffrir davantage de minutes en minutes. La clavicule était peut-être cassée ? 

Elle ne sentait désormais plus ses membres et le souffle lui manquait. Combien de temps allait-elle pouvoir tenir comme ça ? Chaque seconde écoulée était une victoire sur l’avenir, une seconde que Stamper ne lui volerait pas.

 

Les deux hommes passèrent devant la laverie, Stamper scannant du regard l’intérieur de la boutique, avancèrent de quelques mètres puis s’arrêtèrent devant la ruelle jouxtant la boutique.

 

— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Rocco.

 

Sans un mot, Stamper revint quelques pas en arrière et fit un large sourire.

 

— Regarde ! fit-il en désignant une minuscule tache de sang sur le carrelage blanc.

— Tu crois que...?

 

Stamper ne répondit pas et plongea sa main sous la fourrure pour sortir son magnum.

Il pénétra dans la boutique et se planta dans l’encadrement de la porte.

 

— Je suis extrêmement courroucé ! beugla-t-il.

 

Il déambula crânement l’arme à la main jusqu’à la femme noire près de laquelle il vint s’asseoir. Elle serra son livre contre sa poitrine alors qu’il la regardait fixement.

 

— Et vous savez pourquoi ? lui demanda-t-il.

— Pourquoi quoi ?

— Pourquoi je suis aussi courroucé !

— Non... souffla-t-elle morte de peur.

— Parce qu’il se trouve que j’ai une employée qui met en péril la bonne marche de mon entreprise ! Vous trouvez ça normal ?

 

Elle secoua la tête timidement en croisant le regard de Rocco, le suppliant en silence d’intervenir.

 

— Vous trouvez ça normal ? lui hurla-t-il.

— N… non… balbutia-t-elle horrifiée.

 

Stamper marqua une pause dans un soupir excédé, puis vint susurrer à l’oreille de la femme pétrifiée.

 

— Elle est là, n’est-ce pas ?

 

Elle secoua la tête à nouveau, désespérée.

 

— Petite menteuse ! chantonna-t-il.

 

La machine de la femme termina son cycle et déclancha une alarme stridente.

 

— Où est-elle ? brailla-t-il en balayant son arme en direction des machines.

 

L’alarme continuait de ponctuer les secondes qui s’égrainaient alors qu’elle cherchait Rocco du regard qui ne bronchait pas.

 

— J’ai pas envie de chercher… Où est-elle ? répéta-t-il en pointant cette fois son revolver vers la tête de la femme terrorisée.

 

Elle désigna la machine d’une main tremblante alors que des larmes inondaient ses joues.

 

— Tire-toi maintenant ! aboya-t-il.

 

Elle se rua hors de la boutique, manquant de bousculer Rocco et partit en courant.

Stamper se tourna vers la machine qui continuait de sonner et logea trois balles dans le mécanisme pour le faire taire.

Les détonations résonnèrent dans la laverie jusque dans les tambours métalliques en autant d’échos terrifiants.

Il trottina excité vers la machine désignée et se pencha au hublot.

 

— Toc-toc-toc ! fit-il en gloussant. Y’a quelqu’un ?

 

La gueule de Stamper dansait désormais sous ses yeux, dévoilant son sourire de taré.

Voilà, c’est comme ça que ça va finir, se dit-elle. Je vais te rejoindre maman et ça va se passer maintenant !

 

— Ne t’ inquiète pas, je ne vais pas te tirer dessus ! Et… tu sais pourquoi ?

 

Elle ne répondit pas, c’était inutile, elle le savait. Elle tentait de retenir ses larmes, c’était le maximum qu’elle pouvait faire.

 

— Parce que je ne veux pas courir le risque de prendre une balle perdue en tirant dans une cuve en inox, c’est aussi simple que ça !

 

Elle n’arrivait même plus à déglutir, sa gorge était en carton. La douleur dans son épaule était désormais familière, presque rassurante. C’était encore un signe de vie.

 

Stamper rengaina son arme puis farfouilla dans la poche de son pantalon.

Il en sortit une poignée de monnaie qu’il tria dans le creux de sa main.

Surexcité, il exhiba une pièce de vingt cents devant le hublot.

 

— Voilà le prix de ta vie… ricana-t-il. Vingt cents… tu te rends compte ?

 

Peut-être était-elle trop épuisée pour comprendre ou bien était-ce la drogue qui ralentissait ses neurones, mais elle ne prit conscience de ce qu’il allait se passer qu’à l’instant où il claqua le hublot.

 

Ses yeux s’écarquillèrent quand elle entendit la pièce tomber dans le monnayeur. 

Sa gorge se serra davantage lorsqu’il tourna les boutons de sélection de température et d’essorage.

Et lorsque l’eau brûlante commença à ruisseler par les trous du tambour, elle ferma les yeux et attendit que la douleur soit insoutenable pour commencer à hurler.

 

Stamper resta accroupi un bon moment, fasciné par le spectacle du corps à demi disloqué de cette fille qui tournoyait silencieusement à présent, et dont la tête rougie, figée dans l’étonnement, venait heurter le hublot par intermittence.

Il se releva, se fit un « fastflash » devant la machine et se tourna vers Rocco, impassible, toujours planté sur le seuil de la boutique.

 

— Allons nettoyer le bordel que nous a fait cette petite conne ! lui lança-t-il. Et il y a du boulot !

 

Ils réintégrèrent le «Wild Cat » rapidement, car dans l’un de ses salons privés, derrière la piste de strip-tease, les attendait un type allongé de tout son long sur un divan imbibé de sang, un pied de flûte à champagne planté dans le cou. Et ce type n’était pas n’importe qui.

 

Commentaires

rabiller delphine
Delphine 83
28/02/2020
waouuuuuuuu premier extrait et cela promet !!!!!! tu m'a déjà emporté !!!! on a tout de suite envie de savoir la suite. toujours cette écriture que j'aime chez Pascal, fluide, spontanée avec beaucoup de dialogue et une impression de faire partie du roman. bravo pascal j 'ai hâte que tu finisses ce bb2 pour en connaître la suite.
TOPSCHER Nelly
Nelly78114
28/02/2020
Un extrait qui donne vraiment envie.Une plume visuelle que j'avais déjà beaucoup aimé dans le premier roman de l'auteur et qui va encore surement m'immerger dans ce second opus. A quand le roman entier?
Carré Clotilde
Clotilde C
01/03/2020
Excellent début de récit. Je ne suis pas forcement fan de thriller mais, c'est très bien écrit. Bravo !
Théri Stéphane
Cet extrait est très bien écrit Pascal. Bravo ! Style efficace, pas de mots inutiles, cette première scène est solide et donne inévitablement l'envie d'en savoir plus, de savoir qui est ce personnage impitoyable de Stamper. Encore bravo !
Alina Marchand
Bahia
02/03/2020
Voilà un univers bien noir. Toutefois, tout est amené avec des mots choisis. C'est vraiment bien construit. Ce Stamper et sa clique ne sont évidement pas fréquentables mais l'histoire à l'air rondement menée. Si le reste de ce thriller est aussi bien écrit, bravo à l'auteur !
Préjean Maurice
Le bookmark
04/03/2020
Excellent début. Un univers très violent mais dépeint avec une justesse décoiffante. Il n'y a pas un mot de trop. On est happé et du même coup, invité à pénétrer dans le "Wild Cat" mais, avec seulement un rôle de lecteur.....Ouf !
Mayard Melanie
Melanie M
04/03/2020
Aucun temps mort ne vient rompre un rythme soutenu et une scène dont la violence vous prend un peu au ventre. Ce stamper est d'une rare violence et cela semble être une routine. Belle amorce pour une histoire surement très sombre.
Parent Alain
Harley
05/03/2020
Comme toute cette histoire s'installe vite. Dialogues et descriptions nous plongent immédiatement dans l'action et dans le monde des voyous.
Dubois Clément
Un été 42
11/03/2020
J'aime bien le titre. Il fait travailler l'imaginaire. Les dialogues sont vifs et dépeignent assez justement la violence ambiante. Certaines phrase glacent un peu le sang. Ce Stamper à l'air impitoyable.
Isatis Jacques
Isatis
13/03/2020
Voilà une histoire immédiatement posée. L'action est en effet immédiate et nous porte à vouloir en savoir plus. Lecture facile, phrases courtes et vocabulaire percutant.
Robsart Amy
Amy
17/04/2020
Nous plongeons assez rapidement et brutalement dans l'univers que nous propose l'auteur. J'aime également le titre porteur d'imaginaire et de lointain. Je ne sais où se situe cet extrait dans ce roman mais, il est très bien écrit. Si l'ensemble est de la même trempe, voilà une belle promesse de lecture pour les amateurs.
Thaïs Lenormand
Thaïs L
21/04/2020
Super bon début. Je préfère cet extrait à l'autre livre. Ca va vite et on est tout de suite dans l'action.
Maresco Francis
Francis N
24/04/2020
Très forte entrée en matière, bravo à l'auteur ! L'action bien que sidérante, nous coupe le souffle et nous ôte toute hésitation sur la valeur morale des protagonistes. Bien construit !
Elisabeth Boivin
Bouton d'or
25/04/2020
Je trouve cet extrait bien écrit. Il y a beaucoup d'action et cela nous plonge tout de suite dans l'univers des voyous sans scrupule. J'aime aussi le titre. Il évoque comme un recueil, comme un souvenir lointain.
Levy Nicolas
Sedona
26/04/2020
Ca, c'est un bout de texte bien ficelé ! J'aime le titre et l'image de couverture. Delta song, ça résonne assez fort. La rapidité avec laquelle on nous présente Stamper est, pour le moins que l'on puisse dire, percutante. Stamper aussi, c'est un bon choix, ça déchire comme sa violence expéditive et sans merci. Extrait efficace !!!!
Community Manager
Cet extrait fait partie de mes trois extraits préférés. J'aime le titre, l'efficacité des premières ligne, la précision et la rapidité d'action avec lesquels on plonge dans cette histoire. C'est ma première critique.
Malouines Olivier
Le furet
27/04/2020
Titre accrocheur et premières scènes ahurissantes. Ca cogne sévère et visiblement, sans aucune pitié. C'est le début d'un bon film d'actions. Texte facile à lire, servi par des dialogues ajustés.
Lavanant Brieuc
Je trouve l'extrait de ce thriller beaucoup plus percutant que l'extrait du premier livre du même auteur (extrait déjà bien écrit). Les dialogues servent admirablement bien l'action. Tout est facile à mettre en images. Je trouve le titre aussi évocateur de lointain. Il s'en dégage un suspens, une attente, un peu comme un cri sourd qui viendrait vous remuer les tripes.
Frémont Nina
Nina
29/04/2020
Serait-ce le deuxième opus d'une série ? Le titre me plait autant que la rapidité avec laquelle nous sommes spectateurs de l'abominable violence de Stamper. L'action est à son comble tout de suite et le dialogues l'habillent en rapidité et en efficacité.
Pihan Bernard
Le Bouquiniste
29/04/2020
Extrait fulgurant ! Delta Song, il y a une note de blues dans ce titre. Sinon, R.A.S, ce Stamper est dingue mais, sous le ciel des voyous doit trouver son jour.
Habert Alice
Alice
30/04/2020
Les protagonistes de cette poursuite n'offrent aucun échappatoire à une issue dramatique. L'action est vivement menée. Je ne sais pas si c'est le début du livre mais l'histoire démarre sur des chapeaux de roues.
Delerme Florentin
Florentin
30/04/2020
Je ne suis pas pressé de rencontrer ce Stamper. Il me fout la trouille ce gars là. Il est complètement givré. Beau début malgré la fin dramatique de la cavale de cette pauvre femme. Tout me plait, le titre et les dialogues.
Belmont Antoine
Antoine
30/04/2020
Rapide, efficace ! Pour rire un peu, ça me rappelle la chanson de Souchon : " Passer notre amour à la machine, faites le bouillir " La scène de meurtre et le sang froid de l'assassin fait frémir, bien trouvé !
CACHIA GWENDOLINE
Percutant est le mot pour décrire cet extrait. Angoissant aussi assurément. L'auteur plante le décor, les personnages et l'on a qu'une envie : en savoir plus. Bravo, un début des plus accrocheurs.
Delmare Fanny
Fanny
19/05/2020
Déjà, j'ai été attirée par le titre. Delta song m'a fait penser à une complainte. L'action est vive dès les premières lignes. C'est fort, habile et épuré. Toutefois, on pénètre dans un milieu qui n'a pas l'air très tendre avec les femmes.
Succès Lucie
Les heures
26/05/2020
Une action extrême nous plonge dans ce roman et la gravité de ce qui se déroule sous nos yeux. On voit les images assez nettement se dégager du texte. Pas mal fait !
Ludovic Pennat
Ratatouille
02/06/2020
J'adore le début de ce thriller, ça va rudement vite.
Martineau Martin
Le Biblio Gus
16/06/2020
Un extrait qui en dit très vite et assez long sur ce Stemper et son secteur d'activité. Il y a indéniablement beaucoup de rythme et les dialogues desservent avec une certaine habileté l'action tout en donnant une idée claire des ostrogoths qui descendent prendre un verre au Wild Cat.
Capone Marc
Le livrosorus
06/07/2020
Comme tout ça va extrêmement vite ! J'adore le titre et le début de ce roman. Les dialogues servent avec brio une action brutale. Un univers impitoyable se dresse devant nous et nous rend les témoins de ce meurtre de sang froid. Comme la victime, nous sommes prit de vitesse.
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