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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka

SOUS LES MURMURES DES ONDES. Chroniques au bord d'une rivière

Auteur :

Rocky A. Harry

Categories : recueil de Chroniques
Date de parution : 31/07/2021

Extrait
(1 avis)
Couverture
SOUS LES MURMURES DES ONDES. Chroniques au bord d'une rivière

Éditions Saint-Honoré ISBN  978-2-407-02176-5

Je suis un adepte de la promenade dans les forêts. 
Et pendant mes marches sur les sentiers pédestres, presque en toutes saisons, j’aime à chaque fois m’arrêter au bord d’une rivière et écouter le bruit des ondes, calmes, en cascades ou en torrents. 
C’est mon point de repère. Cet environnement m’appelle à faire de la relaxation et m’invite surtout à une méditation profonde qui m’emmène souvent loin dans mes pensées, au plus profond de mes souvenirs d’enfance, de ma jeunesse et de ma vie d’adulte.
Sous les murmures des ondes, j’ai appris à apprécier la musique pure de la mère nature, sans partition, sans fausse note, en crescendo, en allegro, en adagio, dépendant de mes émotions, exécutés par des musiciens bucoliques capables de me montrer que l’amour pur se trouve dans leur symphonie, leur menuet, leur pastoral, leur sérénade et leur sonate. 

Rocky A. Harry Rabaraona

 

UNE RANDONNÉE AVEC PRINCESSE

C'est un jeudi.
Dans l'allée de l'écurie, je suis en train de terminer le toilettage de Princesse, ma magnifique jument quarter horse.
Âgée de huit ans, elle est une jument fière et magnifique, bien dressée et obéissante, mais un peu nerveuse. Je viens de nettoyer ses sabots, et elle pousse un petit hennissement de satisfaction.
Le dessus du sabot de sa patte droite a un rond de poils blancs, caractéristique de cette race. La brosse frôle tendrement sa robe pour faire briller sa couleur baie, douce comme de la soie. Sa longue crinière noire et sa longue queue qu'elle agite de temps en temps lui donnent un air noble.
Le toilettage terminé, je glisse le mors entre ses dents avant de fixer les rênes sur son cou. Je place ensuite ma selle western sur son dos, car Princesse a été dressée dans ce style. 
Après quelques trots dans le parc pour la réchauffer, je me dirige vers le sentier balisé spécialement réservé pour les promenades équestres pour une longue et agréable randonnée. Princesse et moi traversons un épais feuillage d'une forêt remplie de fleurs diverses, comme des muguets, qui se balancent tout doucement au gré du vent léger qui souffle ce matin-là.  Je parle en espagnol à ma jument, car c'est comme ça que je l'ai dressée.                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

(Extrait de cette chronique, p. 29)

Rocky A. Harry Rabaraona 

 

À L'OMBRE D'UNE SAULE PLEUREUR

Une libellule effleure doucement la surface de l’eau et vient se poser sur le pétale d’un lys orange. Une feuille brune se détache de sa branche et tombe en tournoyant sur l’eau avant d’être entrainée par les ondes. Un peu plus loin, un colibri vert avance et recule devant une ancolie avant d’y enfoncer son long et fin bec pour goûter à un précieux nectar. De ma place, assis au pied d’un saule pleureur, j’assiste au spectacle envoûtant de la nature autour de moi. Ses longues branches-lianes pendent au-dessus de moi et me donnent de l’ombre, me protégeant des rayons du soleil. Un héron solitaire, ailes déployées tel un planeur, se pose sur un rocher au milieu de la rivière, trouvant là un abri pour se reposer. Une famille de canards colverts barbote sur la rive avec ses canetons en cancanant joyeusement. J’entends au loin quelques oiseaux se répondant en chantant. Et la mélodie de la rivière ajoute à ce tableau un je ne sais quoi de magique. C’est vraiment une image merveilleuse que m’offre la nature aujourd’hui. Tout me semble magique. De-ci de-là, des abeilles semblent chercher les fleurs idéales pour remplir leurs pattes de pollen afin d’alimenter des ruches naturelles posées quelque part dans le bois.

Sous cet arbre élégant, face à la rivière, je vis dans une atmosphère romantique, un refuge poétique temporaire. Je lève les yeux pour l’admirer et je sens qu’il m’est très propice à la réflexion. Voir sa cime sur le fond bleu du ciel me tranquillise, m’inspire et me fait revivre beaucoup de souvenirs.

Au pied de l’arbre, j’étale mon tapis de pique-nique, et me servant de mon sac à dos comme oreiller, je me mets à rêvasser et je me perds dans mes pensées.

(Extrait de cette chronique p.41)

Rocky A. Harry Rabaraona

 

Les textes sont protégés par les droits d'auteurs (Ed. Saint Honoré)

Commentaires

Mallard Noëlle
Bigoudaine
23/09/2021
.E
.C
Rafraîchissant cette balade en forêt! Il est important de rester sur l'essentiel dans ce monde que je ne comprends plus.... Merci Rocky pour cette parenthèse!
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