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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka
Interviews
Julie B

Elève de 1ère, membre de l'atelier ...

INFORMATIONS

16 ans, Elève de 1ère au Lycée Hoche à Versailles ( Spécialité Maths, SVT et physique chimie)

Passions & Loisirs : Natation synchronisée, Zumba et Hip-Hop

Julie est fan d'Enrique Iglesias 

 

COMPLEMENTS

Julie est membre de l'atelier d'écriture de Magny-Les-Hameaux depuis le 1er septembre 2019.

Elle prépare en parallèle de cet atelier une nouvelle sur l'une de ses passions, la natation synchronisée.

Entre ses études, le Bac de français et ses activités extra-scolaires, Julie ouvre cette parenthèse et nous parle avec sincérité de l'écriture et de ce qui l'amène tous les mercredis à croiser la plume avec les autres participants de l'atelier d'écriture de Magny-Les-Hameaux.

1/ Julie, peux-tu nous parler de ton planning quotidien ?
Tous les matins c’est levé 6h, une heure de bus pour arriver au lycée. Mes journées de cours sont mal réparties (je peux faire du 8h-10h comme du 8h-18h), cependant quand je finis tôt cela me permet de pouvoir m’avancer chez moi sur le travail que nous donnent les profs. Je réussi à m’organiser de sorte à pouvoir me rendre à mes activités extrascolaires (atelier d’écriture, hip-hop et zumba) et le week-end j’essaie de passer un peu de temps avec ma famille, quand je n’ai pas trop de travail.
2/ Est-ce trop de travail ou au contraire pas assez ?
Selon moi, c’est beaucoup trop, même pour moi qui suis bosseuse de nature et qui aime apprendre, à nous surcharger de travail de la sorte ils ne font que nous dégoûter et éssouffler notre motivation. Au début, de l’année je pensais (naïvement) que mon emploi du temps me permettrait d’organiser plus de choses avec mes copines, mais je me suis très vite rendue compte que nous passons presque tout notre temps libre à travailler, même pendant les vacances. Ils réussissent à faire en sorte que nous n’arrêtons pas de travailler.
3/ Es-tu ce que l’on nomme une bonne élève et pour quelles raisons ?
Je suis ce que l’on nomme en effet une bonne élève, je fais tout mes devoirs, je participe en cours et j’ai de bons résultats... j’ai tendance à m’impliquer à 100% dans tout ce que je fais et ça porte ses fruits. Je suis fière d'avoir 18 de moyenne générale, c'est la rançon de mon implication et de mon travail.
4/ Quelle est ton point de vue sur la réforme du BAC ?
Je ne trouve pas que ce soit une bonne réforme, et encore moins qu’elle soit bien appliquée. Le fait de choisir des spécialités dès la première nous oblige à avoir une idée claire de ce que nous souhaitons faire plus tard (ce qui est loin d’être le cas de tout le monde !). De plus les épreuves de contrôle continu que nous devons passer en première et en terminale ajoutent une masse de travail considérable. Le gouvernement dit vouloir “diminuer le stress que subissent les élèves” selon moi le stress au lieux d’être concentré sur quelques mois, il est étalé sur deux ans... J’ai autour de moi plusieurs copines qui craquent littéralement face à la quantité ingérable de travail que nous devons supporter. La pression supplémentaire se fait aussi ressentir au sein du corps enseignant, cette réforme est juste en train de mettre tout le cadre d’enseignement sous tension (élèves et profs).
5/ Quand je te dis littérature, qu’est-ce que cela évoque pour toi ?
Ca m’évoque les cours bien ennuyant de français. Je n’ai jamais été une grande lectrice et lorsque notre professeur nous impose la lecture de quelque livre ce soit, je l’assimile à des heures et des heures de lectures inintéressantes et des cours entiers passés à analyser l’oeuvre qui nous a tant énervé de lire. Je lis peu et pas forcément ce que l’on qualifie de chef d’oeuvre mais la lecture doit être pour moi un moment de divertissement avant tout !
6/ Pourquoi es-tu venue participer à l’atelier d’écriture de Magny ?
Je me suis dis que l’année du bac de français, cela ne me ferait pas de mal de travailler mon expression écrite. De plus, j’ai toujours aimé inventer des histoires, mais je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de les coucher noir sur blanc, l’atelier me permet enfin de le faire.
7/ Es-tu contente de t’y rendre chaque mercredi ou est-ce une corvée de plus dans ton emploi du temps ? Que fais-tu durant ces ateliers ?
Je suis toujours contente de m’y rendre car les gens qui y participent sont tous super sympas. Par la même occasion, je prend une petite bouffée d’oxygène après un après-midi entier passé à bosser sur mes cours. Lors de ces séances, nous faisons des exercices nous aidant à structurer un récit pour que nos écrits aient plus d’allure. Chaque participant lit ce sur quoi il travaille chez lui pour obtenir des conseils extérieurs, pour encore une fois améliorer notre façon d’écrire ou d’amener des éléments dans notre texte pour transporter le lecteur.
8/ Que trouves-tu que tu ne trouves pas aux cours de français du lycée ?
Une place pour la créativité ! En cours de français on est réduit à l’aspect technique et analytique de la littérature (la réforme du bac a retiré le sujet d’imagination, encore un bémol !). Au bout d’un moment, nous avons fait le tour de la façon dont on travaille en cours de français: grammaire, conjugaison, figure de style, courant littéraire... L’atelier me permet d’avoir une approche plus ludique de la littérature, on y voit les coulisses de l’écriture.
9/ Si tu pouvais changer le programme scolaire, que ferais-tu ?
J’intègrerais plus d’auteurs contemporains, et j’arrêterais ce parallèle incessant entre les cours d’histoire et ceux de français, c’est énervant d’entendre sans cesse le même discours dans les deux matières. Je laisserais plus de place à la créativité et à la singularité, aujourd’hui tous les élèves doivent rentrer dans un moule et on prend peu en compte les sensibilités et particularités de chacun. Pour finir, j’intègrerais plus de stages en entreprise pour que les élèves voient à quoi sert le travail qu’ils fournissent et peut être pour susciter des vocations, cela les aiderait à sortir de l’aspect très théorique des cours tels qu’on les donne au sein de l’éducation nationale.
10/ Si je te dis : Le livre, c’est la vie ! Qu’est-ce que cette phrase évoque pour toi ?
Pour moi, le livre peut incarner la vie de plein de façons différentes... Il peut contenir une fiction et donc donner la vie à des personnages qui n’en ont pas. Il peut contenir du savoir et donc le transmettre à des gens pour les faire progresser dans la vie. Il peut littéralement relater la vie d’un individu lorsqu’il s’agit d’une biographie. De plus un livre peut s’avérer être immortel, il peut survivre à son auteur et traverser ainsi des générations voire des siècles entiers. Sans le livre nous n’en serions pas là aujourd’hui, grâce à lui il y a bon nombre de grands hommes qui nous ont laissé une trace précieuse sur les avancés qu’ils ont fait.
11/ Peux tu nous en dire plus sur ta nouvelle, le titre, le sujet, la date à laquelle tu vas mettre le mot fin, etc. ?
Elle est pour l’instant encore en construction, elle traitera de la vie d’une jeune nageuse artistique, qui va être confrontée à la dureté de la compétition et tout ce que cela implique. Je n’ai pas encore trouvé de titre à cette nouvelle, et je pense que je l’aurai finie (au plus tard) à la fin du mois de juin.
12/ Que t’apporte l’atelier d’écriture que tu pourrais utiliser plus tard dans ta vie ?
Il m’aide à développer ma créativité, à enrichir mon vocabulaire et à mieux m’exprimer. Ma génération a de plus en plus de mal à mettre des mots sur ce qu’elle veut dire, l’atelier d’écriture m’incite travailler mon expression écrite (utile pour des CV ou des lettres de motivation).
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