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"Toute littérature est assaut contre la frontière." Franz Kafka
Interviews
Déborah Blanc

Auteure, Prof d'anglais, photograph...

INFORMATIONS

Champs d'activité : Auteur, mais aussi : 

Professeur d’anglais depuis 24 ans, Déborah Blanc a eu l’opportunité de travailler en collège, en lycée mais aussi avec des post-bac, en France et à l’étranger. Pour Déborah, enseigner a toujours été un beau défi. Elle a fréquemment considéré son travail comme une occasion de se diversifier, d’interagir avec les élèves sans se cantonner au simple enseignement classique. Ainsi elle a pu animer pendant de longues années un atelier théâtre car la langue, l’écriture et tous les champs artistiques tiennent une grande place dans sa vie.

 

COMPLEMENTS

 

Le rapport de Déborah à l’écriture est intimement lié à sa sensibilité de musicienne (pianiste, ancienne chanteuse d’un groupe). Les sonorités, les rythmes, les associations, la polyphonie que l’on peut trouver dans les mots l’intéressent énormément.

Elle est également férue de photographie et pense que la photo, comme l’écriture ou la peinture, permet de capturer et partager une émotion, un ressenti, un message. 

Le témoignage de Déborah Blanc sonne aussi fort que son combat  d'hier contre la maladie. Son roman autobiographique "La révélation du Tsunami nous dévoile des pas difficiles sur le chemin d'une instrospection totale puis ceux plus légers qu'elle a engagé vers une nouvelle vie. 

Déborah, vous êtes l’auteure de "La révélation du Tsunami". Comment qualifiez-vous cette oeuvre ?
C’est un voyage initiatique, une odyssée, le récit sincère d’une descente aux enfers pour trouver la lumière et la paix intérieure. On pourrait le qualifier de biblio thérapie car il livre un message fort de résilience, d’espérance et d’ancrage.
Que s’est-il passé le 28 mai 2016 ?
Ce jour-là je devais passer une IRM pour une douleur constante et forte dans le genou gauche. Cela durait depuis des mois. Il y avait une lésion étalée et très agressive. Elle s’est révélée cancéreuse, un cancer rarissime et peu connu. Je suis entrée dans le tunnel de la maladie et des protocoles et il a fallu avancer, sans boussole, sans certitude.
Quand avez-vous décidé d’écrire «La révélation du Tsunami» et combien de temps, l’écriture de cet ouvrage vous a pris ?
C’est bien après avoir fini mon parcours du combattant que le besoin de mettre des mots sur cette grande traversée s’est manifesté. Pendant la maladie j’avais parfois noté des petites graines d’introspection, des réactions mais je n’avais ni la force ni le recul pour me lancer dans l’écriture constructive d’un livre. Ce travail m’a pris dix mois. Il était parfois dur de revivre certaines étapes.
Pour quelles raisons avez-vous écrit "La révélation du Tsunami" ? Quelles étaient vos intentions majeures ?
Au départ c’était un acte thérapeutique. Écrire était une véritable catharsis qui me permettait de faire un retour nécessaire sur ce parcours et sur les prises de conscience que ce tsunami avait provoquées. C’est pendant le travail d’écriture qu’est venu tout naturellement le désir de partager cette expérience. Je ne pouvais garder pour moi les vérités que j’avais vendangées et j’avais à cœur d’aider en apportant un message positif et plein de lumière. Je me suis alors véritablement investie dans cette mission.
Lorsque vous avez posé le mot fin sur votre ouvrage, quelles ont été vos démarches pour la publication de celui-ci ? Qui vous a encouragé ou aidé ? Aviez-vous des lieux ressources à consulter pour le choix d’un éditeur ?
J’ai bien évidemment commencé par envoyer mon manuscrit à plusieurs maisons d’édition. Mon choix s’est principalement fixé sur des maisons modestes dont la ligne éditoriale correspondait à mon œuvre. (Internet m’a fourni beaucoup de renseignements). J’ai tout de même tenté ma chance auprès des grands éditeurs. Peu de réponses après des mois d’attente. Cette attente m’a permis de me documenter sur le monde de l’édition dont je ne connaissais rien et j’ai pu ainsi éviter les premiers écueils des contrats à compte d’auteur. Après plusieurs retours négatifs, un éditeur m’a proposé un contrat mais c’était du compte participatif et après avoir mené mon enquête j’ai découvert qu’il n’y avait aucun travail de promotion, une fois le livre imprimé et publié. J’ai donc refusé. J’ai découvert un blog intéressant par un jeune auteur « Jean Fabien, auteur sans succès » où il donnait des avis éclairés sur bon nombre de maisons d’édition à éviter (compte participatif ou compte d’auteur, contrats malhonnêtes etc…) Bref j’ai fait mes armes et je me suis débrouillée toute seule.
Quels en sont, à ce jour, les résutats et après quelles sommes de démarches?
J’étais sur le point d’abandonner quand les éditions Belfond m’ont répondu et parlé de l’autoédition. Ils m’ont offert 6 mois de suivi des ventes sur le site Librinova.com. J’ai donc décidé d’essayer l’autoédition en publiant mon livre au format numérique sur leur plateforme, espérant être repérée par un éditeur sérieux ou atteindre les 1000 ventes offrant alors automatiquement un contrat avec un éditeur. Il était hors de question que je débourse de grosses sommes pour obtenir une version papier. Aujourd’hui les résultats sont très insuffisants. Mon livre est noyé dans une mer d’ouvrages SDF comme le mien !
Vous estimez-vous satisfaite ou déçue par rapport à ce que pouvaient être vos attentes originelles et l’idée que vous vous faisiez de la publication et de la distribution de votre livre ?
Je suis très déçue par le concept de Librinova. L’équipe a été à mon écoute pour la diffusion mais mon ouvrage n’a aucune visibilité. J’ai essayé de faire ma propre promotion auprès de mes connaissances et dans les groupes de partage sur le cancer dont je suis membre mais il y a eu peu d’engouement, principalement parce que mon livre était au format numérique et que les gens intéressés préféraient un format papier. Le seul point positif c’est que je ne suis liée à aucun contrat (Librinova est un prestataire de service) et que mon œuvre m’appartient.
A ce jour, ou peut-on trouver et acheter votre ouvrage , sous quelle forme (papier ou numérique) et à quel prix ?
Mon ouvrage est disponible sur la plupart des librairies en ligne au format numérique ainsi que sur le site Librinova pour 3,99 € et ce jusqu’à la fin de mon abonnement chez Librinova en août 2020.
En toute honnêteté, pouvez-vous nous donner un ordre d’idée quant au nombre d’exemplaires vendus depuis sa parution sur un site marchand ?
Je crois n'avoir vendu qu’une trentaine de livres, ou peut-être un peu plus.
Avez-vous une explication qui pourraient, SELON VOUS, justifier ce résultat ? Que vous a-t-il manqué ou plutôt qu’est-ce qui aurait pu apporter à votre ouvrage un niveau de ventes plus élevé ?
Je pense qu’il y a plusieurs facteurs à ce constat. Comme je l’ai dit plus haut, la version numérique n’a pas attiré beaucoup de monde. Ensuite, beaucoup d’auteurs anonymes chez Librinova déboursent de l’argent pour apparaître dans un bandeau publicitaire (un peu comme une annonce sur Leboncoin que l’on souhaite faire remonter). Je n’ai pas voulu rentrer dans cette démarche qui ne cherche qu’à faire dépenser de l’argent aux auteurs naïfs sans résultat probant. Enfin je n’ai pas reçu suffisamment d’avis et de commentaires car je n’ai pas de faux profils et les quelques personnes qui ont acheté mon ouvrage numérique n’ont pas pris le temps de laisser un avis. Je pense aussi que sans notoriété et sans soutien de personnes du monde de l’édition, il est très difficile de se faire connaître.
Pouvez-vous nous dire ce que la publication numérique de votre ouvrage représente à vos yeux et dans votre coeur ? Est-ce que cela a la même saveur qu’une publication papier et pourquoi ?
Je ne suis pas adepte du e-book. J’ai un rapport très tactile au livre, à sa texture, son odeur etc…Il m’arrive de lire des livres numériques pour découvrir des auteurs inconnus et si leur style me plait, alors j’achète au format papier. Donc la version numérique de mon ouvrage n’est qu’une manière de le faire connaître à moindre coût pour moi afin d’attirer l’attention d’un éditeur potentiel.
Vous avez mis en ligne un extrait de votre ouvrage le 30 septembre 2019 sur la plateforme www.pasvupaslu.com et pourquoi avez-vous choisi la rubrique « Ouvrage en quête d’éditeur » ?
Parce que je suis en quête d’un éditeur pour que mon récit soit imprimé au format papier et vendu en librairie. Je n’ai pas signé de contrat pour mon e-book. Sa présence sur Librinova, Amazon etc… n’est qu’une étape pour faire connaître mon ouvrage. En aucun cas elle ne constitue une véritable publication. D’ailleurs L’e-book ne sera plus diffusé dès que mon abonnement prendra fin et je peux à tout moment demander à Librinova qu’il soit supprimé.
Après cette première expérience et ce parcours d’auteure riche en expériences et rebondissements, quelle idée vous faites vous de ce qui pourrait-être votre éditeur de demain ?
J’aime bien l’idée d’intégrer une petite maison d’édition honnête et proche de son auteur pour évoluer et grandir ensemble. L’authenticité, la communication, le partage sont des éléments essentiels pour moi. Ainsi que la fidélité, la confiance et la valeur de la parole donnée.
Le calculateur de notre jeune plateforme vous positionne à la 1ère place des livres les mieux notés. Même si le nombre de lecteurs et de critiques reste encore limité, qu’est-ce que votre présence et ce résultat vous procurent ?
Je suis très heureuse d’avoir découvert pasvupaslu. J’aime la dynamique et la vision de cette plateforme. Je suis aussi très heureuse des retours positifs des lecteurs.
Comment percevez-vous les critiques et les premiers commentaires sur votre ouvrage ?
Leurs remarques, analyses et observations font écho à ce que j’ai voulu partager dans cet ouvrage. Cela me conforte dans la conviction que j’ai réussi à faire passer l’essence de cette expérience. Je suis aussi très sensible à leurs commentaires sur mon style. J’avais besoin de cela pour me prouver que j’ai, je crois, une belle plume. Et je n’avais pas eu cette reconnaissance ailleurs. (Hormis lorsque j’ai gagné un prix de poésie de la ville de Lyon) Venant de gens que je ne connais pas, la valeur et la justesse de leurs remarques sont très importantes à mes yeux.
Avez-vous, vous-même, lu et découvert d’autres auteurs sur la plateforme ? Avez-vous utlisé les différentes fonctions ( messagerie, forum, commentaires) et qu’en avez-vous dégagé ?
Oui évidemment car un auteur est aussi un lecteur. J’ai parcouru l’ensemble des extraits, laissé quelques commentaires et découvert de jolies perles que je compte bien lire en intégralité. J’aime beaucoup l’interface de la plateforme et l’esprit qui s’en dégage. J’ai envoyé quelques messages à des lecteurs et je participe au forum qui est un espace d’échange très intéressant. J’espère qu’il va prendre de l’envergure. Je trouve dommage qu’il ne soit pas davantage colonisé par les lecteurs et les auteurs car ce qui me plaît c’est justement cette interaction possible non seulement entre auteurs et lecteurs mais entre lecteurs et entre auteurs.
Que pensez-vous de l’idée de la création en 2020 d’un prix littéraire «Pas vu, pas lu « qui viendrait récompenser l’auteur(e) le plus sollicité et le mieux noté de l’année par les lecteurs de la plateforme ? Ce prix aurait-il de la valeur à vos yeux ?
Je pense que cela donnerait de la légitimité à l’ouvrage qui remporterait le prix. Cela aurait plus de poids lors de la promotion de l’ouvrage. Recevoir un prix est toujours une satisfaction et une reconnaissance de la qualité du travail accompli.
Croyez-vous que ce prix « Pas Vu, Pas Lu» intéresserait les libraires et tous les lecteurs de France sachant que pour un profil lecteur, il y a un abonnement payant et donc pas de profils bidons comme sur les sites gratuits ?
Oui, comme je l’ai dit plus haut, cela donnerait de la crédibilité à l’œuvre et une garantie aux libraires. Quand un ouvrage est plébiscité par des lecteurs réels (le fait de payer l’abonnement éloigne les profils bidons), c’est une preuve de sa qualité et de son potentiel à la vente.
J’ai vu que vous aviez également écrit des poésies. Continuez-vous à écrire et quels sont vos projets pour l’année 2020 ?
L’écriture est un besoin et un plaisir. J’écris dès que j’ai un moment de libre : de la poésie (pour la beauté des sonorités, la musicalité, les métaphores, les émotions, le souffle) mais aussi de la prose. J’ai écrit une nouvelle. J’ai en germes plusieurs romans et actuellement je travaille à l’écriture de l’un d’entre eux. J’espère l’avoir terminé d’ici l’été prochain.
Déborah, vous êtes également passionnée de photographie. Quelle charge émotionnelle représente une photo et quel lien faites-vous entre la photographie et l'écriture ?
Quand on me demande de parler de photographie, je suis intarissable. Mais je vais synthétiser. Je n'aime pas le mot "photo" trop réducteur car dans photographie il y a "graphie" c'est à dire l'écriture par la lumière ! La photographie est donc une forme d'écriture. Elle demande du temps, de la patience, du travail pour livrer toute sa force. Pour moi une photographie raconte toujours une histoire, que celle ci soit minérale, animale, végétale ou humaine. C'est l'histoire d'un ciel, d'une terre, d'un lieu, d'un homme, d'un peuple, d'un être que le photographe capture. C'est également arriver à s'emparer d'une émotion éphémère pour la préserver. Il y a quelque chose de presque sacré dans l'acte de saisir l'essence d'un instant et de la figer à jamais. La photographie est similaire à l'écriture en ce sens que dans les deux cas l'auteur raconte une histoire par le prisme de ce qu'il est, de sa sensibilité, de sa vision de la réalité et bien sûr de sa subjectivité. Ces deux arts ont beaucoup de points communs.
Pour terminer, avez-vous des attentes particulières que vous souhaiteriez trouver sur www.pasvupaslu.com en 2020 ?
Pas pour le moment. Cela viendra très certainement avec le temps.
En mon nom et au nom de l'équipe de Pas vu, pas lu, je remercie Déborah Blanc pour la franchise avec laquelle elle a bien voulu répondre à ce questionnaire.
Notre éditrice tient dans sa main " La révélation du Tsunami". C'est donc une affaire à suivre....Pour information, les photographies présentes sur cette page nous ont été fournies par la photographe Déborah Blanc qui semble cumuler les talents.
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